De nos jours, nos téléphones sonnent plus que jamais ! Nous pouvons recevoir des appels à n’importe quel moment et dans n’importe quel lieu en utilisant notre téléphone fixe ou notre portable. La sonnerie du téléphone peut se faire entendre lorsque nous sommes dans notre voiture, dans notre bain ou même durant la prédication du dimanche matin (vous savez ce que je veux dire!). Par le biais de ce moyen de communication, nous recevons toutes sortes d’appels. Aujourd’hui, chère lectrice, c’est Dieu qui vous «appelle»! Il vous appelle, car il désire utiliser chacune d’entre nous afin de faire avancer Son Royaume sur cette terre. Vous ne serez jamais trop âgée ni trop jeune pour recevoir l’appel de Dieu. Vous n’êtes pas non plus obligé d’être un homme pour être appelé! De l’Ancien Testament jusqu’au Nouveau Testament, les femmes ont été des instruments puissants dans la main de Dieu. Les femmes ont été appelées par Dieu pour changer la destinée d’un peuple, pour apporter le réveil dans une nation, pour faire partie intégrante de la lignée messianique, pour donner naissance au Fils de Dieu et même pour proclamer le plus puissant message de l’humanité, soit la résurrection de Jésus-Christ. Les femmes ont été les dernières à la croix et les premières au tombeau! Dieu ne fait aucune discrimination. Peu importe votre nationalité ou la couleur de votre peau, Dieu soupire après des hommes et des femmes afin de les utiliser puissamment comme de précieux instruments pour montrer Sa Gloire.

Vous est-il déjà arrivé d’entendre des personnes déclarer haut et fort qu’elles ont un grand appel sur leur vie ? Or, malheureusement, ces dernières passent beaucoup de temps à le proclamer, mais trop souvent cet appel est très peu visible dans leurs vies de tous les jours. D’autres personnes sont assises dans l’Église les bras croisés, refusant constamment de servir, car elles attendent d’entrer dans leur grand appel. Sans le savoir peut-être qu’elles sont tout simplement en train de passer à côté de celui-ci. Loin de moi l’idée d’être cynique ou de choquer, mais j’aimerais abattre certains mythes. Il n’y a pas de petit ou de grand appel. Nous sommes toutes appelées à servir dans un domaine qui nous est propre. Tous les appels sont précieux et nécessaires pour l’avancement du Royaume de Dieu sur cette terre. Dieu place sur nos vies des appels généraux et spécifiques auxquels nous répondrons tout au long des saisons que nous traverserons au cours de notre vie de femme.

Lorsque je parle «d’appel», je ne parle pas uniquement d’appel à faire le ministère dans une église comme pasteur. Il est vrai que Dieu place des appels spécifiques sur la vie d’hommes et de femmes afin que ceux-ci consacrent leur vie entière à le servir. Mais au-delà de ce type d’appel, je suis totalement persuadée que Dieu a une destinée, un plan et des œuvres qu’Il désire voir se réaliser dans chacune de nos vies. La Bible les qualifie « d’œuvres préparées d’avance » (Éph. 2.10). Une facette de notre appel consiste à partager notre foi à une société qui en a grandement besoin. Il y a diverses façons de démontrer notre foi : nous pouvons le faire en parole et nous pouvons aussi le faire en action. À travers nos vies, les gens autour de nous peuvent être profondément touchés et attirés à Christ comme des aimants. La parole de Dieu nous enseigne dans le livre aux Éphésiens, au chapitre 2 et au verset 22, que « tous ensemble, comme un corps bien coordonné, nous sommes, nous ses enfants, l’habitation de Dieu en Esprit sur cette terre. » Dans l’Évangile de Mathieu au chapitre 5, aux versets 13 à 16, il est écrit  : « Vous êtes le sel de la terre, mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? […] Vous êtes la lumière du monde […] et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » Mes chères amies, Dieu nous appelle à développer une vie riche en bonnes actions. Nous devons réaliser que comme chrétiennes, nos familles, nos voisins, nos collègues et même notre société ont les regards sur nous. Parce que nous nous disons enfants de Dieu, les gens qui nous entourent s’attendent à voir la lumière de Christ briller en nous. Ils ont raison ! Nous sommes le sel de la terre. Nous devons leur donner soif de suivre Christ !

J’aimerais partager avec vous une clé afin que nous puissions devenir ou continuer d’être des femmes qui menons des vies riches en bonnes actions. Cette clé est  : « la compassion ». Jésus était un homme rempli de compassion. À plusieurs reprises dans la Bible, il est écrit à propos de lui qu’Il était ému de compassion. Dans Mathieu 5 aux versets 35 à 38 il est écrit  : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. » Un de mes passages favoris est celui de la multiplication des pains décrite dans Mathieu au chapitre 15 et aux versets 32 à 39. Permettez-moi de vous le citer  : Jésus, ayant appelé ses disciples, dit  : Je suis ému de compassion pour cette foule ; car voilà trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces leur manquent en chemin. Les disciples lui dirent  : comment nous procurer dans ce lieu désert assez de pains pour rassasier une si grande foule ? Vous connaissez la suite de l’histoire. Jésus leur demandera  : Combien avez-vous de pains et de poissons ? Avec sept pains et leurs quelques poissons, les disciples nourriront une immense foule. La Bible ajoute même que tous mangèrent, furent rassasiés et encore plus. On emporta sept corbeilles pleines de morceaux qui restaient ! Wow !

Bien sûr que ce merveilleux miracle de multiplication me touche, mais savez-vous ce qui me remue vraiment à l’intérieur ? Ce qui me bouleverse et me défie c’est de voir le fils de Dieu ému de compassion. Il est ému de compassion parce qu’il voit devant lui une foule affamée. Il est ému de compassion face à des êtres humains qui sont languissants et abattus, comme des brebis qui n’ont point de berger. Quels sentiments éprouvons-nous face à une société qui est affamée spirituellement et dont les gens sont comme des brebis qui n’ont point de berger ? Sommes-nous émues de compassion ? Sans être alarmiste ou même pessimiste, il faut être réaliste. Nous vivons dans un monde où les gens vivent et se comportent comme des brebis qui sont sans berger. Nos jeunes filles sont captives de l’hypersexualisation et de toutes ses terribles conséquences. Les problèmes de santé mentale prennent des proportions sans précédent. Le taux de suicide augmente constamment. Les problèmes de dépendance, que ce soit à l’alcool ou aux médicaments, rendent les gens esclaves plus que jamais. L’anxiété est la maladie du siècle. Nos personnes âgées meurent dans la solitude sans que personne ne se soucie d’eux. Chères lectrices, ne restons pas inactives face à autant de douleur et de souffrance. Je veux nous encourager à être des imitatrices de Jésus. Soyons des femmes émues de compassion. C’est cette compassion qui nous poussera à l’action ! Martin Luther King a dit un jour  : «Tout le monde peut accomplir de grandes choses… parce que tout le monde peut servir. Vous n’avez pas besoin d’un diplôme universitaire pour servir. Vous avez simplement besoin d’un cœur plein de grâce. D’une âme régénérée par l’amour. » Nous sommes toutes appelées à servir !

J’aimerais vous raconter l’histoire de Fernanda, une femme fantastique d’origine portugaise qui œuvre bénévolement avec nous aux Femmes Chrétiennes Contemporaines. Il y a quelques années de cela, nous avons développé un service qui consiste à visiter les personnes âgées de notre ville, car nous étions émues de compassion pour celles-ci. Toutes les semaines, des femmes de l’Église Nouvelle Vie vont visiter un centre pour les personnes du troisième âge. Ces bénéficiaires se sentent extrêmement seuls. Certains d’entre eux peuvent être des semaines et même des mois sans recevoir aucune visite. Les femmes engagées dans ce ministère vont ainsi les rencontrer pour les divertir et pour leur apporter du réconfort. Durant la période de Noël, nous leur offrons des cadeaux. Nous chantons et dansons avec eux. C’est un moment de grandes réjouissances pour ces personnes âgées, mais aussi pour nous ! Un jour, nous avons reçu un appel de la directrice de ce centre. Elle nous demandait si nous connaissions une femme qui parle le portugais, car elle venait d’accueillir une dame portugaise qui n’avait pas de famille ici au Québec. Cette bénéficiaire ne parlant pas le français, elle ne pouvait absolument pas communiquer avec les autres. Cette femme isolée souffrait d’une profonde solitude. Vous devinez ce que nous avons fait ? Et oui, nous avons téléphoné à Fernanda ! Celle-ci a commencé à visiter cette femme portugaise. Elle la visitait semaine après semaine et a développé avec elle une relation de confiance et d’amitié. Malheureusement, cette pauvre dame est tombée malade. À cette nouvelle, Fernanda s’est rendue à son chevet pour s’informer de son état et a pu lui témoigner de sa foi. Elle lui a expliqué que Jésus était mort pour ses péchés. Si elle le désirait, elle pouvait demander à Jésus de venir vivre en elle et cette décision lui assurerait une paix éternelle. La dame a pris cette décision avec Fernanda. Elles ont prié ensemble. Cette dame portugaise venait spirituellement de passer de la mort à la vie ! Quelque temps plus tard, nous avons appris qu’elle était paisiblement partie rejoindre le Seigneur. Cet appel nous informait d’une bien triste nouvelle, mais vous pouvez vous imaginer que celle-ci aurait été terriblement plus triste si Fernanda n’avait pas été placée sur le chemin de cette femme. N’est-ce pas merveilleux de voir ce que la compassion produit en nous et dans la vie des gens qui nous entourent ? Dieu a utilisé les pains et les quelques poissons de Fernanda pour nourrir spirituellement cette pauvre dame malade.

Mes chères lectrices, n’est-ce pas ça l’amour de Christ en action ? N’est-ce pas ça être une lumière qui brille dans ce monde ? Ne sommes-nous pas appelées à cela ? Mon cœur est rempli d’actions de grâces pour des femmes comme Fernanda et plusieurs autres. Des femmes émues de compassion qui donnent leurs pains et leurs poissons à Dieu. Nous avons toutes des pains et des poissons que nous pouvons offrir à Dieu afin de nourrir des gens autour de nous qui sont affamés. Demeurons émues de compassion face à des êtres humains qui sont trop souvent brisés par la vie. Vous êtes des femmes appelées par Dieu afin qu’Il vous utilise pour montrer Sa gloire…